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    Le programme de mars 2008 (pdf).

    Le programme de février 2008 (pdf).

    Le programme de janvier 2008 (pdf).


    L'aventure humaine a-t-elle un sens ? par Georges Ordonnaud
    Lundi 17 Novembre, de 21h à 23h, à la Haute-Pièce

    Le père jésuite, Pierre Teilhard de Chardin, scientifique et philosophe, s'installe par ses écrits - qui ne sont publiés qu'après sa mort en 1955 - dans le grand débat humaniste de la deuxième moitié du siècle dernier.
    Ses Travaux interpellent tous les courants de la pensée, à commencer par le courant catholique. Marxistes, existentialistes, phénoménologistes, personnalistes ne peuvent ignorer ses recherches. Son livre, "Le phénomène humain" , va bousculer bien des points de vue établis. Le Père Teilhard était, de son vivant, interdit de publication par le vatican. Depuis, les choses ont changé.. Un colloque s’est tenu, en octobre 2004, à l’Université Jésuite Grégorienne, à Rome, pour célébrer le 50ème anniversaire de sa mort et une chaire Teilhard de Chardin a été créée à l’Université Jésuite du centre Sèvres à Paris. Georges Ordonnaud, président de l'Association des Amis de P. Teilhard de Chardin, nous parlera de l'oeuvre du paléontologue et philosophe, de son apport singulier.
    Il nous présentera ce qu'il appelle "L'aube de l'âge teilhardien", âge dans lequel nous entrons actuellement. Pour Teilhard de Chardin, c’est celui de la convergence de l’humanité, de l’élaboration d’une « civilisation de l’universel » et de la « Construction de la Terre », ce qui donne aux hommes, « flèches de l’Evolution » une Coresponsabilité grandissante. Comme on le sait, pour Teilhard, ce mouvement culminait en un point de Convergence OMEGA.
    L'auteur
    Georges Ordonnaud, juriste et économiste de formation, administrateur civil, a exercé ses responsabilités professionnelles en matière de coopération internationale en Afrique et en Asie. Membre du conseil d'administration de la fondation Teilhard de Chardin, il a été aussi président de « L'association des amis du Père Teilhard » jusqu’en juin 2008.. Son livre, L'aube de l'âge teilhardien (Editions L’Harmatan)sera disponible à la conférence. Cet ouvrage a été conçu à Blois où l’auteur réside.

    ... par MAURICE ATTIA psychiatre et auteur de romans policiers
    Lundi 24 Novembre, de 21h à 23h, à la Haute-Pièce

    A, l’heure où nous imprimons ce programme et pour des raisons indépendantes de notre volonté nous n’avons pas encore l’intitulé et les thèmes choisis par l’auteur. Nous vous prions, chers amis de bien vouloir nous en excuser et nous ne manquerons pas de vous les faire parvenir dès que possible par les moyens habituels ( courriels et lettres postales)

    Quelques aspects de l’investissement affectif des « soignants » lors des psychothérapies de patients à problématique « psychotique ». Par Claude Forzy
    Lundi 1er Décembre, de 21h à 23h, à la haute Pièce

    Paul Sivadon, à qui je dois beaucoup, aimait dire à propos de la relation thérapeutique en psychiatrie, dans des termes assez proches de ceux de Henry Ey, « La relation se fait de conscient à conscient, de conscient à inconscient, mais l’essentiel, efficace ou inopérant (et j’ajouterai, parfois même destructeur) est la relation d’inconscient à inconscient ».
    Depuis un dizaine d’année, je n’ai plus eu de relation thérapeutique selon la technique que mes amis Pierre Margat et Michel Schweich et moi avions élaborée ensemble il y a 55 ans. Le « psy » choisit ou croit choisir un ou une patiente « privilégiée ». Il formule un contrat et s’engage à ne pas le rompre mais à en modifier les clauses avec son « patient » dans le processus de la cure.
    Pour « parler avec nous » lors de cette soirée, Claude Forzy a « relu le travail de Harold Searles » et a « surtout réfléchi à ses propres barrières d’indifférence » qui lui ont « permis de faire le deuil de 50 années de cette vie professionnelle particulière ».
    Claude Forzy voudrait, à cette occasion, « privilégier certains aspects de ce travail » :

    • Contrôle et intercontrôle. (évocation de son aventure avec Lacan).
    • Le travail à plusieurs avec des patients psychotiques. La « bonne volonté » des « moi auxilliaires ».
    • Le secret de la relation thérapeutique.
    • Psychothérapie et prescription médicale.
    • L’insertion de la cure dans les contraintes de réalité.

    L’histoire en question Par ALAIN RUSCIO
    Lundi 8 décembre, de 21h à 23h, à la Haute Pièce

    Certes, le monde est tourmenté. L’Histoire nous le rappelle.
    Mais aujourd’hui, c’est l’histoire elle-même qui entre dans la tourmente. Bousculée perturbée, elle est même parfois victime d’un utilitarisme, abusif dit-on, lorsqu’on veut écrire, dans la loi, les bienfaits du colonialisme, quand l’un de ses symboles, sifflé dans un stade, fait événement national, voire lorsqu’une lettre de jeune fusillé est donnée à lire dans toutes les écoles.
    L’Histoire ? Des lois mémorielles en fixent le cadre et des tendances à la criminaliser se multiplient. Génocides, esclavage, plus encore colonisation, font question.
    Alors l’Histoire est-elle, comme certains l’affirment, en danger ou permet-elle, au contraire, de nouvelles lectures de notre passé commun ? Faut-il, comme Pierre Nora de l’académie, exiger « Liberté pour l’histoire » ? La polémique rebondit quand au lendemain des Rendez-vous de l’Histoire de Blois, il publie un nouvel appel dans le journal Le Monde.
    Nous avons demandé à Alain Ruscio, historien et chercheur, spécialiste du colonialisme de nous entretenir de ces questions d’actualité.
    L’auteur.
    Auteur de nombreux livres et articles, Alain Ruscio a vécu au Viet-Nam et au Cambodge, pays martyrisés par l’histoire et dont il est un des spécialistes reconnus.
    Les livres d’Alain Ruscio seront disponibles à la soirée…

    Lundi 15 décembre, de 21h à 23h, à la Haute Pièce

    L’épic, cette année encore s’associe à l’Agence Régionale du Centre pour le livre et la lecture et vous invite à venir écouter une lecture dans le cadre de la 3èmme édition des « mille lectures d’hiver »
    A cette occasion, nous accueillerons Emmanuelle Trégnier qui viendra lire Petit éloge du temps présent de Jean-Marie Laclavetine


    Une dégradation des discours sur l’humain ? par Jean-Jacques Martin
    Lundi 31 mars, de 21h à 23h, à la Haute-Pièce

    « La variété et les contradictions des discours sur l’humain ne constituent pas un danger – au contraire, sans doute. En revanche, l’univocité grandissante des discours officiels sur l’humain en est un, d’autant plus qu’ils se réclament de la science. En réalité, les ressorts de cette dégradation ne seraient-ils pas avant tout idéologiques – philosophiques et politiques ? »

    Jean-Jacques Martin, retraité ancien salarié de La Chesnaie, enseigne la philosophie auprès de travailleurs sociaux.

    Histoire de la prévention spécialisée, avec Françoise Tétard
    Lundi 17 mars, de 21h à 23h, à la Haute-Pièce

    Françoise Tétard est historienne, ingénieur au CNRS. Elle aime beaucoup les archives. Plus elles sont poussiéreuses, et plus elles excitent sa curiosité de chercheuse. Elle s’efforce de faire une histoire sociale du social. Ses travaux visent entre autres à redonner une chronologie aux événements survenus dans le champ des politiques sociales sur la période XIXe-XXe siècles. Elle tend à mettre en pratique des méthodes d’histoire sociale, c’est-à-dire la prise en compte des acteurs et les rapports - subtils - qui se nouent au fil du temps entre individus, collectifs et institutions.

    Elle évoquera dans cette séance les contours de la prévention spécialisée, à partir d’un ouvrage récemment publié*. La prévention spécialisée émerge progressivement en France juste après la deuxième guerre. C’est une pratique innovante qui consiste à travailler dans la rue, avec des jeunes, en s’appuyant sur la dimension humaine et militante des quartiers dont ils sont issus. Les inventeurs de cette façon d’agir s’opposaient clairement et vivement à l’internat aux champs, formule dominante si ce n’est exclusive depuis le Code pénal de 1810, en direction de ceux que l’on nommait « jeunes délinquants » (qu’ils aient d’ailleurs commis ou non un délit). Parmi ces inventeurs, il y a des éducateurs des toutes premières générations, des juges des enfants, des délégués à la liberté surveillée, des responsables de mouvements de jeunesse, des militants associatifs, des habitants du quartier venus de diverses professions et … un certain nombre de psychiatres.

    Vincent Peyre et Françoise Tétard, Des éducateurs dans la rue. Histoire de la prévention spécialisée, Editions La Découverte, Paris, 2005, 273 p.

    Regards croisés sur la passion de la chasse, une soirée avec Marieke et Pierre Aucante
    Lundi 10 mars, de 21h à 23h, à la Haute-Pièce

    Tous les deux sont nés en Sologne. Elle est romancière, il est photographe. Leurs derniers ouvrages respectifs se télescopent sur une même thématique avec des points de vue très différents : la chasse dans ses aspects passionnels.

    Marieke Aucante est journaliste à France Télévisions. Elle partage son temps entre la création télévisuelle et l’écriture. À travers ses romans, elle montre une prédilection pour les mondes clos et secrets: L’âge de l’ombre, l’hiver en juillet (Flammarion), Le loup des brumes (Seghers), Elle et lui (Climats), La vierge du diable (Cheminement). Son dernier roman « l’Arbre de la Liberté » plonge dans la passion de la chasse et du combat politique dans la période troublée de 1848 et montre qu’il y a de quoi y perdre la tête.

    Pierre Aucante a toujours vécu dans les bois au contact des animaux et de la nature sauvage. Plus passionné par les chasseurs que par la chasse, il a consacré une partie de sa vie à comprendre les enjeux de cette passion et ce que signifient les interdits autour de cette activité. Il est le concepteur de la Maison du Braconnage à Chaon (41).Pierre Aucante est photographe, il a souvent illustré l’identité solognote qui lui tient à cœur. Dans « Chasseurs de Sologne », il pose un regard neuf sur les acteurs de la chasse dans toute leur diversité. Avec la complicité des chasseurs qui ont accepté son regard, il immortalise des visages, des ambiances, des atmosphères qui font la singularité de la Sologne.

    Marieke et Pierre Aucante vivent au cœur de la forêt solognote. Ils ne sont pas chasseurs. Ensemble, ils ont écrit le Livre du Braconnier (Albin Michel).

    Une soirée sur « le travail », avec Alain Obadia
    Lundi 3 mars, de 21h à 23h, à la Haute-Pièce

    Le travail. Il exploite ou libère. Il épanouit ou mutile. Il instruit ou limite. La liste est infinie. C’est que le travail occupe l’espace de la vie, pour ceux qui en ont, comme pour ceux qui en cherchent. Individu et société vivent de cela.

    Question anthropologique majeure, le travail est au cœur de l’histoire humaine. Pourquoi le travail prend-t-il, aujourd’hui, tant de place dans la confrontation des idées ?

    Mais au fait c’est quoi le travail, quelle est son histoire, sa place, son rôle dans la vie des hommes ? Manuel, intellectuel, informationnel - contraint ou choisi - le travail ne cesse d’évoluer et de bousculer les relations humaines, de bouleverser la société. Faut-il « valoriser le travail » ? Et « le droit à la paresse », pour le moins au « temps libre », diraient d’autres ?

    Dans un moment de « travail partagé » Alain Obadia, membre du conseil économique et social, soumettra ses réflexions aux critiques et commentaires que nous souhaiterons développer.

    Alain Obadia, économiste, auteur de nombreux articles, études et recherches, collabore à diverses revues et est membre du conseil économique et social.

    Une soirée avec des membres de la Commission DLA 37
    Lundi 11 février, de 21h à 23h, à la Haute-Pièce

    Le 5 mars 2007 était adoptée par le Parlement français la loi dite de « Prévention de la délinquance » censée endiguer la montée des comportements délictueux et criminels de la jeunesse des « quartiers sensibles » de nos villes. Cette loi s’inscrit dans une continuité, celle qui, depuis la fin des années 1980, redéfinit le champ de la répression pénale dans notre pays, notamment, mais non exclusivement, en ce qui concerne la justice des mineurs.

    La loi du 5 mars, dite aussi « loi Sarkozy » parce qu’elle a été portée sans faiblir par Nicolas Sarkozy et certains de ses « fidèles » pendant 4 ans, reflète évidemment l’ idéologie « sécuritaire » ambiante, mais elle va bien au-delà du souci du maintien de la sécurité publique. On peut en dégager 3 aspects essentiels :

    1/ Elle constitue une disqualification des approches sociologiques de la délinquance de rue, approches qui, parce qu’elles expliquent, sont accusées de produire une « culture de l’excuse » accusée à son tour d’encourager les délits et les crimes.

    2/ Elle opère une redistribution des rôles, une redéfinition des missions et des objectifs des professionnels oeuvrant dans le champ de l’aide aux personnes en difficultés économiques, sociales, familiales (assistants sociaux, éducateurs, médecins de PMI etc.).

    3/ Par la mise en place de dispositifs divers (vidéosurveillance, agencements urbanistiques, dépistages précoces des « déviants ») elle programme une société transparente d’individus normalisés.

    C’est en cela qu’on peut dire que la loi de prévention de la délinquance de 2007 est un maillon essentiel de la contre-révolution néolibérale qui se déploie depuis les années 1980 dans le monde entier – notamment en France.

    La commission DLA 37 diffuse ses travaux par l'intermédiaire de son site internet .

    Lecture de l’entracte de Hélène Lenoir par Patrick Harivel (comédien)
    Lundi 4 février, de 21h à 23h, à la Haute-Pièce

    L’épic s’associe au Centre Régional du Livre et accueillera une lecture dans le cadre du festival « mille lectures d'hiver ».

    L'ordinaire de la folie, avec Blandine Ponet
    Lundi 28 janvier, de 21h à 23h

    « Je veux absolument écrire cette société qu'on fait avec les patients quand on travaille en psychiatrie. Car il s'agit de ça : de faire société autour de la folie. Et éviter suffisamment de se laisser fasciner par le symptôme pour construire la manière dont la folie peut se dissoudre dans un entour qui la rend humaine. Je veux écrire comment on peut avoir le sentiment d'y engloutir sa vie. Mais je veux dire aussi comment c'est une des rares choses qui vaillent au monde. »

    « Le clivage psychotique met souvent dans une situation impossible : ou l'on choisit de répondre du côté du social (de la règle, du groupe etc.) et l'on risque d'être amené à rater le patient, ou l'on choisit de répondre du côté du patient et l'on peut être amené à rater la dimension collective (et la commande sociale qui nous est faite). »

    « Ainsi, il y a une prise de l'environnement ou de l'institution par la maladie et les soignants en font partie. Ce qu'il y aurait à dire d'une anthropologie de la psychiatrie, c'est qu'elle convoque à l'extrémité du social. La psychiatrie porte la question sociale à incandescence. Et elle convoque l'humanité de l'homme au fondement du politique. »

    Blandine Ponet vit et travaille comme infirmière en psychiatrie à Toulouse. Anime des ateliers de lecture de poésie dans le cadre de son activité professionnelle et à la Médiathèque de Toulouse. Elle mène une recherche depuis de longues années sur le métier d'infirmière en psychiatrie. Membre du comité de rédaction d'Empan. Prix Michel Sapir en 2004, publié sous le titre "L'ordinaire de la folie" aux éditions érès.

    La musique hongroise à travers des oeuvres de Béla Bartok et de Zoltan Kodaly, avec Maria Nyeki-Körösy
    Lundi 21 janvier, de 21h à 23h

    Il s’agit de présenter un panorama de la musique hongroise, qui puisse s’adresser à des non spécialistes en France. Ce survol de la musique hongroise sera mis en rapport avec l’histoire du pays. L’une des questions posées sera le cheminement de compositeurs tels Bartok et Kodaly : comment ceux-ci sont-ils devenus les premiers chercheurs du folklore du pays.

    Des exemples musicaux permettront de différencier la musique tzigane « des restaurants » et le folklore authentique.

    Il s’agira de comprendre, à l’aide d’exemples musicaux, comment les mélodies folkloriques sont utilisées dans les compositions de Zoltan Kodaly, dont la musique restera axée sur la Hongrie, et comment les compositions plus universelles de Bela Bartok intègrent les mélodies populaires à trois degrés différents.

    Maria Nyeki-Körösy, Conservateur en chef honoraire, responsable de la section musique de la Bibliothèque Publique d'Information du Centre Georges Pompidou est aussi musicologue et conférencière sur la musique.

    Une soirée autour du théâtre avec Jack Ralite
    Lundi 14 janvier, de 21h à 23h

    « Le théâtre, c’est le bêchage incessant du terrain humain et dans son champ de forces très petit, se joue toujours toute l’histoire de l’humanité. »

    Jack Ralite, homme politique, ancien député communiste devient ministre de la santé, de 1981 à 1983 ; élu sénateur depuis 1995, il est aussi l’ancien maire d'Aubervilliers, dont il reste conseiller municipal. Jack Ralite est un homme de culture. On lui doit d'avoir récemment organisé avec Carlo Ossola la rencontre entre des élèves du lycée Le Corbusier et des professeurs du Collège de France autour de grands textes de la littérature mondiale.


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