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Le programme de l'Epic |
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Par Claude Forzy Paul Sivadon, à qui je dois beaucoup, aimait dire à propos de la relation thérapeutique en psychiatrie, dans des termes assez proches de ceux de Henry Ey, « La relation se fait de conscient à conscient, de conscient à inconscient, mais l’essentiel, efficace ou inopérant (et j’ajouterai, parfois même destructeur) est la relation d’inconscient à inconscient ». L’histoire en question
Par ALAIN RUSCIO Certes, le monde est tourmenté. L’Histoire nous le rappelle. Lundi 15 décembre, de 21h à 23h, à la Haute Pièce L’épic, cette année encore s’associe à l’Agence Régionale du Centre pour le livre et la lecture et vous invite à venir écouter une lecture dans le cadre de la 3èmme édition des « mille lectures d’hiver » Une dégradation des
discours sur l’humain ? par Jean-Jacques
Martin « La variété et les contradictions des discours sur l’humain ne constituent pas un danger – au contraire, sans doute. En revanche, l’univocité grandissante des discours officiels sur l’humain en est un, d’autant plus qu’ils se réclament de la science. En réalité, les ressorts de cette dégradation ne seraient-ils pas avant tout idéologiques – philosophiques et politiques ? » Jean-Jacques Martin, retraité ancien salarié de La Chesnaie, enseigne la philosophie auprès de travailleurs sociaux. Histoire de la
prévention spécialisée, avec
Françoise Tétard Françoise Tétard est historienne, ingénieur au CNRS. Elle aime beaucoup les archives. Plus elles sont poussiéreuses, et plus elles excitent sa curiosité de chercheuse. Elle s’efforce de faire une histoire sociale du social. Ses travaux visent entre autres à redonner une chronologie aux événements survenus dans le champ des politiques sociales sur la période XIXe-XXe siècles. Elle tend à mettre en pratique des méthodes d’histoire sociale, c’est-à-dire la prise en compte des acteurs et les rapports - subtils - qui se nouent au fil du temps entre individus, collectifs et institutions. Elle évoquera dans cette séance les contours de la prévention spécialisée, à partir d’un ouvrage récemment publié*. La prévention spécialisée émerge progressivement en France juste après la deuxième guerre. C’est une pratique innovante qui consiste à travailler dans la rue, avec des jeunes, en s’appuyant sur la dimension humaine et militante des quartiers dont ils sont issus. Les inventeurs de cette façon d’agir s’opposaient clairement et vivement à l’internat aux champs, formule dominante si ce n’est exclusive depuis le Code pénal de 1810, en direction de ceux que l’on nommait « jeunes délinquants » (qu’ils aient d’ailleurs commis ou non un délit). Parmi ces inventeurs, il y a des éducateurs des toutes premières générations, des juges des enfants, des délégués à la liberté surveillée, des responsables de mouvements de jeunesse, des militants associatifs, des habitants du quartier venus de diverses professions et … un certain nombre de psychiatres. Vincent Peyre et Françoise Tétard, Des éducateurs dans la rue. Histoire de la prévention spécialisée, Editions La Découverte, Paris, 2005, 273 p. Regards croisés sur
la passion de la chasse, une soirée avec Marieke et
Pierre Aucante Tous les deux sont nés en Sologne. Elle est romancière, il est photographe. Leurs derniers ouvrages respectifs se télescopent sur une même thématique avec des points de vue très différents : la chasse dans ses aspects passionnels. Marieke Aucante est journaliste à France Télévisions. Elle partage son temps entre la création télévisuelle et l’écriture. À travers ses romans, elle montre une prédilection pour les mondes clos et secrets: L’âge de l’ombre, l’hiver en juillet (Flammarion), Le loup des brumes (Seghers), Elle et lui (Climats), La vierge du diable (Cheminement). Son dernier roman « l’Arbre de la Liberté » plonge dans la passion de la chasse et du combat politique dans la période troublée de 1848 et montre qu’il y a de quoi y perdre la tête. Pierre Aucante a toujours vécu dans les bois au contact des animaux et de la nature sauvage. Plus passionné par les chasseurs que par la chasse, il a consacré une partie de sa vie à comprendre les enjeux de cette passion et ce que signifient les interdits autour de cette activité. Il est le concepteur de la Maison du Braconnage à Chaon (41).Pierre Aucante est photographe, il a souvent illustré l’identité solognote qui lui tient à cœur. Dans « Chasseurs de Sologne », il pose un regard neuf sur les acteurs de la chasse dans toute leur diversité. Avec la complicité des chasseurs qui ont accepté son regard, il immortalise des visages, des ambiances, des atmosphères qui font la singularité de la Sologne. Marieke et Pierre Aucante vivent au cœur de la forêt solognote. Ils ne sont pas chasseurs. Ensemble, ils ont écrit le Livre du Braconnier (Albin Michel). Une soirée sur
« le travail », avec Alain Obadia Le travail. Il exploite ou libère. Il épanouit ou mutile. Il instruit ou limite. La liste est infinie. C’est que le travail occupe l’espace de la vie, pour ceux qui en ont, comme pour ceux qui en cherchent. Individu et société vivent de cela. Question anthropologique majeure, le travail est au cœur de l’histoire humaine. Pourquoi le travail prend-t-il, aujourd’hui, tant de place dans la confrontation des idées ? Mais au fait c’est quoi le travail, quelle est son histoire, sa place, son rôle dans la vie des hommes ? Manuel, intellectuel, informationnel - contraint ou choisi - le travail ne cesse d’évoluer et de bousculer les relations humaines, de bouleverser la société. Faut-il « valoriser le travail » ? Et « le droit à la paresse », pour le moins au « temps libre », diraient d’autres ? Dans un moment de « travail partagé » Alain Obadia, membre du conseil économique et social, soumettra ses réflexions aux critiques et commentaires que nous souhaiterons développer. Alain Obadia, économiste, auteur de nombreux articles, études et recherches, collabore à diverses revues et est membre du conseil économique et social. Une soirée avec des
membres de la Commission DLA 37 Le 5 mars 2007 était adoptée par le Parlement français la loi dite de « Prévention de la délinquance » censée endiguer la montée des comportements délictueux et criminels de la jeunesse des « quartiers sensibles » de nos villes. Cette loi s’inscrit dans une continuité, celle qui, depuis la fin des années 1980, redéfinit le champ de la répression pénale dans notre pays, notamment, mais non exclusivement, en ce qui concerne la justice des mineurs. La loi du 5 mars, dite aussi « loi Sarkozy » parce qu’elle a été portée sans faiblir par Nicolas Sarkozy et certains de ses « fidèles » pendant 4 ans, reflète évidemment l’ idéologie « sécuritaire » ambiante, mais elle va bien au-delà du souci du maintien de la sécurité publique. On peut en dégager 3 aspects essentiels : 1/ Elle constitue une disqualification des approches sociologiques de la délinquance de rue, approches qui, parce qu’elles expliquent, sont accusées de produire une « culture de l’excuse » accusée à son tour d’encourager les délits et les crimes. 2/ Elle opère une redistribution des rôles, une redéfinition des missions et des objectifs des professionnels oeuvrant dans le champ de l’aide aux personnes en difficultés économiques, sociales, familiales (assistants sociaux, éducateurs, médecins de PMI etc.). 3/ Par la mise en place de dispositifs divers (vidéosurveillance, agencements urbanistiques, dépistages précoces des « déviants ») elle programme une société transparente d’individus normalisés. C’est en cela qu’on peut dire que la loi de prévention de la délinquance de 2007 est un maillon essentiel de la contre-révolution néolibérale qui se déploie depuis les années 1980 dans le monde entier – notamment en France. La commission DLA 37 diffuse ses travaux par l'intermédiaire de son site internet . Lecture de l’entracte
de Hélène Lenoir par Patrick Harivel
(comédien) L’épic s’associe au Centre Régional du Livre et accueillera une lecture dans le cadre du festival « mille lectures d'hiver ». L'ordinaire de la folie,
avec Blandine Ponet « Je veux absolument écrire cette société qu'on fait avec les patients quand on travaille en psychiatrie. Car il s'agit de ça : de faire société autour de la folie. Et éviter suffisamment de se laisser fasciner par le symptôme pour construire la manière dont la folie peut se dissoudre dans un entour qui la rend humaine. Je veux écrire comment on peut avoir le sentiment d'y engloutir sa vie. Mais je veux dire aussi comment c'est une des rares choses qui vaillent au monde. » « Le clivage psychotique met souvent dans une situation impossible : ou l'on choisit de répondre du côté du social (de la règle, du groupe etc.) et l'on risque d'être amené à rater le patient, ou l'on choisit de répondre du côté du patient et l'on peut être amené à rater la dimension collective (et la commande sociale qui nous est faite). » « Ainsi, il y a une prise de l'environnement ou de l'institution par la maladie et les soignants en font partie. Ce qu'il y aurait à dire d'une anthropologie de la psychiatrie, c'est qu'elle convoque à l'extrémité du social. La psychiatrie porte la question sociale à incandescence. Et elle convoque l'humanité de l'homme au fondement du politique. » Blandine Ponet vit et travaille comme infirmière en psychiatrie à Toulouse. Anime des ateliers de lecture de poésie dans le cadre de son activité professionnelle et à la Médiathèque de Toulouse. Elle mène une recherche depuis de longues années sur le métier d'infirmière en psychiatrie. Membre du comité de rédaction d'Empan. Prix Michel Sapir en 2004, publié sous le titre "L'ordinaire de la folie" aux éditions érès. La musique hongroise
à travers des oeuvres de Béla Bartok et de Zoltan
Kodaly, avec Maria Nyeki-Körösy Il s’agit de présenter un panorama de la musique hongroise, qui puisse s’adresser à des non spécialistes en France. Ce survol de la musique hongroise sera mis en rapport avec l’histoire du pays. L’une des questions posées sera le cheminement de compositeurs tels Bartok et Kodaly : comment ceux-ci sont-ils devenus les premiers chercheurs du folklore du pays. Des exemples musicaux permettront de différencier la musique tzigane « des restaurants » et le folklore authentique. Il s’agira de comprendre, à l’aide d’exemples musicaux, comment les mélodies folkloriques sont utilisées dans les compositions de Zoltan Kodaly, dont la musique restera axée sur la Hongrie, et comment les compositions plus universelles de Bela Bartok intègrent les mélodies populaires à trois degrés différents. Maria Nyeki-Körösy, Conservateur en chef honoraire, responsable de la section musique de la Bibliothèque Publique d'Information du Centre Georges Pompidou est aussi musicologue et conférencière sur la musique. Une soirée autour du
théâtre avec Jack Ralite « Le théâtre, c’est le bêchage incessant du terrain humain et dans son champ de forces très petit, se joue toujours toute l’histoire de l’humanité. » Jack Ralite, homme politique, ancien député communiste devient ministre de la santé, de 1981 à 1983 ; élu sénateur depuis 1995, il est aussi l’ancien maire d'Aubervilliers, dont il reste conseiller municipal. Jack Ralite est un homme de culture. On lui doit d'avoir récemment organisé avec Carlo Ossola la rencontre entre des élèves du lycée Le Corbusier et des professeurs du Collège de France autour de grands textes de la littérature mondiale. A propos du format "pdf" : |
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